Comment le terme apparaît dans les annonces
Vous le rencontrez sous la forme onderhuur, « kamer in onderhuur » ou, en anglais, « sublet » ou « sublease ». La personne qui propose la chambre ou l'appartement est alors un locataire, pas le propriétaire. Ne le confondez pas avec la tussenhuur, où vous louez le logement de quelqu'un pendant son absence, en passant par le propriétaire.
La règle de base figure à l'art. 7:244 BW (le Code civil néerlandais) : un locataire ne peut pas céder le logement, ou une partie, à quelqu'un d'autre. Il y a une exception : le locataire d'un logement autonome qui y vit peut en sous-louer une partie, comme une chambre libre. Votre contrat peut quand même l'interdire, et les contrats de logement social le font en général. C'est plus souple qu'en France, où toute sous-location exige l'accord écrit du bailleur, y compris pour une seule chambre.
Ce que cela signifie pour vous
- En tant que sous-locataire, votre protection dépend de ce que vous louez. Si vous sous-louez une chambre, vous n'êtes protégé que face au locataire principal : quand son bail prend fin, vous devez partir.
- Sous-louer tout un logement autonome, c'est différent. Si vous y vivez et que le bail principal prend fin, le bailleur poursuit en principe votre sous-location. Il peut demander au juge d'y mettre fin dans les 6 mois, par exemple si la sous-location a servi à contourner une liste d'attente ou s'il vous manque une huisvestingsvergunning (permis de logement) exigée (art. 7:269 BW).
- Vous vous inscrivez quand même à l'adresse. Vivre en sous-location ne supprime pas votre obligation de vous inscrire à la commune. Si le locataire principal dit que vous ne pouvez pas, voyez-le comme un signal d'alerte.
Quelles sous-locations sont autorisées
| Situation | Autorisée ? | Votre position de sous-locataire |
|---|---|---|
| Le locataire d'un logement autonome y vit et loue une chambre | Oui, sauf si le contrat l'interdit | Protégé seulement face au locataire principal |
| Le locataire loue tout le logement | Seulement avec l'accord du bailleur | Si vous y vivez, le bailleur poursuit en principe votre sous-location |
| Le locataire d'une chambre sous-loue cette chambre | Pas sans l'accord du bailleur | Protégé seulement face au locataire principal |
| Le locataire d'un logement social loue tout le logement | Presque toujours interdit | Le bailleur peut demander au juge d'y mettre fin, par exemple si la sous-location a contourné la liste d'attente |
Là où une commune exige un permis de logement, louer un logement à quelqu'un qui n'en a pas peut coûter jusqu'à 27 500 € d'amende en 2026, et jusqu'à 110 000 € en cas de récidive dans les 4 ans. Habiter sans le permis peut coûter jusqu'à 550 € à l'occupant. Ce sont les maximums légaux de la Huisvestingswet 2014 (loi sur le logement) ; chaque commune fixe ses propres montants dans ses règles locales. La location de courte durée à des touristes via des plateformes comme Airbnb relève d'un régime distinct, avec ses propres règles municipales.
Questions fréquentes
Puis-je louer ma chambre d'amis ?
Si vous louez un logement autonome et y vivez, en général oui, sauf si votre contrat l'interdit. Si vous louez un logement social, lisez d'abord votre contrat : il interdit en général la sous-location.
Je sous-loue tout un appartement au locataire. Suis-je protégé ?
S'il est autonome et que vous y vivez, le bailleur doit en principe poursuivre votre location quand le bail principal prend fin. Il peut demander au juge d'y mettre fin dans les 6 mois.
Quelles sont les amendes pour sous-location illégale ?
Elles sont fixées par chaque commune. Le maximum légal pour avoir loué un logement à quelqu'un sans le permis de logement exigé est de 27 500 €, ou 110 000 € en cas de récidive. Vérifiez les règles de votre commune.